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Suicides dans le métro, la difficile gestion du traumatisme. L’analyse d’Evelyne Josse

Un article de Xavier Cherica pour le journal La Provence du 10/07/2023

Évelyne Josse, psychologue chargée de cours à l’université de Lorraine, qui a formé des psys pour la SNCB -l’équivalent de la SNCF en Belgique-, décrypte pour nous les conséquences pour ceux qui assistent à de telles scènes et la gestion d’un tel
traumatisme

(Erratum, je n’ai pas formé les psys de la SNCB, mais j’ai eu dans mes cours, un psy de la SNCB…).

Quel genre de traumatisme un tel vécu laisse-t-il sur un conducteur de métro ou de train ?
Indiscutablement, le trauma peut être important. Les images de la personne qui se jette sous les rails peuvent être très envahissantes surtout que les corps sont souvent démembrés et déchiquetés. Ces images peuvent surgir en journée, mais aussi la nuit, dans des cauchemars, ce qui provoque souvent des troubles du sommeil. Les personnes peuvent se réveiller en sursaut, mais aussi craindre d’aller dormir, et rester, par exemple, devant la télévision jusqu’à tomber de sommeil.