Par Véronique Lamquin, cheffe du pôle Idées pour le quotidien belge Le Soir. Publié le 17/03/2026
’Voici dix ans, les hommages affluaient, spontanément, à la Bourse. Ce week-end, c’est sur les lieux des attentats qu’auront lieu les cérémonies officielles. Et, tous les jours, c’est en forêt de Soignes que l’on pense aux victimes du 22-Mars.
L’après-midi, c’étaient quelques traits de craie. Le soir, déjà un tableau peint à même le sol, de toutes les couleurs, dans toutes les langues. Les jours suivants, les marques d’émotion affluaient, les bougies, dessins, peluches, bouquets… des notes de musique aussi. Des femmes, des hommes et des enfants avaient transformé, en l’espace de quelques heures, les dalles de la Bourse en place du Recueillement et de la Résistance. C’est là que vibrait le cœur de Bruxelles, meurtri mais battant. « C’était une zone émotionnelle collective, c’est là que l’angoisse individuelle pouvait se diluer, dans la compassion du groupe », explique Evelyne Josse, psychologue et psycho-traumatologue. « Et puis, la craie permettait une expression immédiate, accessible à tout le monde, même à des enfants. Cela permettait de transformer une émotion brute en geste symbolique. » Une intuition qu’avaient eue, très vite, Juliette, Victoria et Elodie, alors étudiantes. « Nous avons été bouleversées.
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