L’hypnose judiciaire

L’utilisation de l’hypnose dans le cadre judiciaire a débuté aux USA dans les années ’70. En Belgique, elle a été valorisée dans le contexte judiciaire par la gendarmerie à partir de 1994. Durant plusieurs années, la justice belge a fait appel à des experts en hypnose judiciaire afin de résoudre des affaires criminelles. Les entretiens sous hypnose étaient proposés à des victimes et à des témoins de faits graves (tiger kidnapping, viols, meurtres, etc.) éprouvant des difficultés à restituer les faits (description d’un auteur, d’un véhicule, d’une plaque d’immatriculation, d’une arme, etc.) ou leurs circonstances (trajet, déroulement chronologique des événements, description d’un lieu, etc.). L’hypnose judiciaire, soumise à un protocole très strict élaboré par une commission en 1999 (sessions vidéo filmées précédées d’un rappel de tout ce dont la personne se remémore, hypnotiste ignorant des détails de l’enquête afin d’éviter toute contamination possible, enquêteurs présents en régie, etc.), était pratiquée exclusivement avec des témoins et des victimes consentants (et non avec des suspects) à la demande expresse d’un magistrat. Bien que très controversée, la méthode a prouvé son efficacité dans de nombreux dossiers.

Navigation