La drogue du viol, de quoi parle-t-on ?

, par  Evelyne Josse

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Article paru sur www.secunews.be le 16 août 2011. Pour voir l’article sur le site de secunews, cliquez ICI


  La drogue du viol, de quoi parle-t-on ?


Evelyne Josse, 2011

Pour commettre un viol ou des attouchements sexuels, des agresseurs n’hésitent pas à soumettre leur victime en lui administrant une substance psycho-active à son insu, par exemple, en la diluant dans sa boisson. Bien que le nombre d’agressions sexuelles commises selon cette méthode, connue dans les pays anglo-saxons sous le nom de drink spiking, soit en constante augmentation, il reste largement sous-estimé et méconnu du grand public.

 Le GHB

Au milieu des années ’90 du siècle dernier émerge l’appellation « drogue du viol ». Elle désigne le GHB ou acide gamma-hydroxy-butyrique, un anesthésiant classé dans la catégorie des stupéfiants.

 Son histoire

Synthétisé une première fois dans les années ’20, puis une seconde dans les années ’60, le GHB ne réussit pas à s’imposer dans les blocs opératoires des hôpitaux, ses inconvénients contrebalançant ses incontestables vertus anesthésiques. Il fait un retour fin des années ’80 dans les salles de sports, les culturistes l’utilisant pour ses qualités euphorisantes ainsi que pour ses prétendues propriétés anabolisantes.

Quelques années plus tard, il apparaît dans les milieux récréatifs nocturnes comme substitut aux amphétamines et à l’ecstasy, d’où ses différentes dénominations liquid ecstasy, liquid X, fantasy, scoop, etc. Depuis, il en est fait mention de plus en plus souvent en raison de son utilisation à des fins délictuelles et criminelles.

 Son profil

Le GHB se présente le plus souvent sous forme liquide mais il est également conditionné en poudre, en capsules et en granulés rapidement solubles. Incolore, son léger goût salé et savonneux passe inaperçu lorsqu’il est dilué dans une boisson sucrée ou alcoolisée.

Dans le prochain article, nous détaillerons les effets de cette drogue dite du viol qui, nous le verrons, n’est pas l’unique substance à être utilisée par des agresseurs pour lever l’inhibition de leurs victimes.

Evelyne Josse

Psychologue, psychothérapeute

Source : http://www.agencesss04.qc.ca

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